| Avant l'adoption |
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| Écrit par Webmastrice |
| Dimanche, 20 Avril 2008 16:22 |
Avant l'adoption
I. Préambule
L’adoption d’un animal est un acte qui se doit d’être mûrement réfléchi. Prendre le droit de gérer une vie n’est pas un acte anodin, et quiconque décide d’en prendre la responsabilité doit tenir par la suite ses promesses. Bien entendu, chaque animal a le droit à une vie décente, et une famille digne de ce nom. Mais il est certain que l’adoption d’un chien de prairie n’est guère sans engagements. A tel point que peu de passionnés acceptent de confier leurs petits. Le chien de prairie n’est pas un chien, ni un chat, et encore moins un lapin. Rien de bien surprenant. Et pourtant, en ce sens, il n’a pas les mêmes besoins, les soins à lui prodiguer sont différents. Le chien de prairie est un animal susceptible de vous mordre, et cela, plus ou moins gravement. Il n’est donc pas à confier à n’importe qui, notamment aux enfants.
II. Son territoire personnel
Le chien de prairie ne peut vivre en complète liberté dans un apparemment. Rongeur, il n’hésitera pas à réduire la moindre pièce à néant : tissus, papiers peints, canapés, housses de couette, oreillers, sacs et sacoches à disposition, tapisseries, vêtements, bois… tout ce qui sera à sa portée ne résistera pas à ses puissantes incisives. Les plantes doivent être mises hors d’atteintes afin d’éviter toutes intoxications. Pour le reste, c’est une question de choix personnel, tout le monde n’admire pas son beau canapé…
A. L’enclos
Il est fortement conseillé d’offrir à son chien de prairie un espace particulièrement grand, le must étant bien entendu l’enclos extérieur. Ce dernier, parfaitement protégé, permettra de reconstituer le milieu naturel de ces animaux, et ainsi, les maintenir dans de parfaites conditions. Cette solution reste la préférée de la majorité des passionnés.
B. Le terrarium
Il est souvent la solution de repli pour ceux qui ne peuvent offrir à leurs animaux un espace extérieur. Il convient alors de le choisir le plus grand possible, avec une aération parfaite, et l’aménager de sorte à fournir aux animaux la possibilité de creuser, mais aussi des tunnels, et de quoi ronger… enfin, ce dernier doit être muni d’une ouverture permettant à l’animal de rentrer et sortir comme il le désire, toujours sous la surveillance de son maître.
C. La cage
La solution certes la plus simple, mais la moins adaptée, et cela pour diverses raisons. Dans un premier temps, l’espace n’est guère toujours acceptable pour un animal qui court sur des centaines de mètres dans son milieu naturel. Les cages en hauteur peuvent s’avérer dangereuses en cas de chute. Enfin, les chiens de prairie, réclamant toujours à sortir de leur espace réduit, vont rapidement se mettre à ronger de façon intensive les barreaux au moindre retour en cage. Outre le bruit exaspérant qui agacera le plus calme d’entre nous, l’animal s’abîme à outrance le museau, et peut développer un odontome, pouvant le conduire à la mort…
D. La volière
Elle englobe les mêmes inconvénients que la cage, ajoutés à des barreaux particulièrement fragiles. Il est fort probable que les animaux parviennent sans difficultés à s’en évader…
III. Son mode de vie à respecter
Le chien de prairie est un animal grégaire (= vivant en groupe), à ce titre, il est cruel de n’en adopter qu’un seul. En votre absence, votre animal se sentira indéniablement seul, lui qui vit dans de grande familles dans son milieu naturel… par conséquent, il vous faut adopter aux moins deux individus : deux femelles, ou bien un couple, les mâles ne se tolérant que très peu, notamment à la période des amours, comme leurs attitudes sauvages nous le prouvent parfaitement.
IV. Son alimentation
Avez-vous déjà vu en grande surface ou en animalerie une alimentation pour chien de prairie ? Non (ou bien n’hésitez pas à me communiquer l’adresse !). Il est en effet problématique de trouver une alimentation adaptée à ces animaux. Connaissant mal leurs besoins nutritionnels spécifiques, il convient soit de réaliser son propre mélange, soit de commander ce dernier sur le web (sites américains, ou de rares sites français). Enfin, rappelons que le chien de prairie est herbivore… le mélange de graines du hamster n’est donc absolument pas adapté !
IV. Le coût
Tout ceci à un prix. A commencer par l’animal, ou plutôt, les animaux. Rajoutons à cela la construction de l’enclos, ou bien d’un terrarium et l’alimentation (+ frais de port). Enfin, les consultations vétérinaires peuvent atteindre un coût (très) importants ! Il est nécessaire de faire appel à des spécialistes afin d’assurer des soins adaptés aux chiens de prairie. De plus, les connaissances vétérinaires à son sujet ne sont, bien entendu, guère aussi développées que celles concernant les chiens ou les chats…
V. Conclusion
En conséquence, l’adoption d’un chien de prairie est un acte particulièrement délicat. Soulignons aussi qu’en captivé cet animal pourra atteindre une dizaine d’années. Serez vous capable de l’assumer toute sa vie, lui offrir tous les besoins qu’il requiert, les soins vétérinaires, et des sorties quotidiennes de plusieurs heures chez vous si vous ne lui offrez pas l’enclos de ses rêves ? |
| Mise à jour le Mardi, 29 Avril 2008 15:03 |
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